lundi 8 décembre 2008

Merci Bill


pour la lutte acharnée que tu mènes depuis des lunes pour améliorer la vie des gens les plus vulnérables, pour le bouclier que tu lèves contre toute forme d'injustice, de donner ta voix à ceux qui ne peuvent faire entendre la-leur, pour ce modèle d'être humain oh ! tellement meilleur que celui qui domine.


Quel honneur de te connaître !

(Bill Clennett, défenseur de la justice sociale et candidat de Québec solidaire dans Hull)

samedi 6 décembre 2008

Notre douleur ... notre responsabilité

In memoriam

Geneviève Bergeron, 21 ans
Hélène Colgan, 23 ans
Nathalie Croteau, 23 ans
Barbara Daigneault, 22 ans
Anne-Marie Edward, 21 ans
Maud Haviernick, 29 ans
Barbara Maria Klucznik, 31 ans
Maryse Leclair, 23 ans
Annie St-Arneault, 23 ans
Michèle Richard, 21 ans
Maryse Laganière, 25 ans
Anne-Marie Lemay, 22 ans
Sonia Pelletier, 28 ans
Annie Turcotte, 21 ans.

Debout !
Plus jamais
Plus jamais silencieuses
Plus jamais dociles

vendredi 5 décembre 2008

Pour bien vous amuser avec la pseudo-campagne ...

...pour l'opinion publique qui commence ardemment avec la prorogation.

Je vous soumets à nouveau la liste des arguments propagandistes de Chomsky et vous réfère, pour commencer, à ce premier texte à analyser.

1. La peur : un public qui a peur est plus facilement manipulé par des appels à la protection et à la sécurité.
2. Appel à l'autorité : citer des personnages importants pour appuyer des gestes ou des idées apporte une certaine légitimité aux propos.
3. Témoignage: les témoignages sont des mentions, parfois hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter les idées ou les gestes. Ils confèrent un air de vérité au message.
4. Effet moutonnier : afin de persuader l'auditoire d’adhérer à une idée, on le persuade que la majorité adhère déjà à cette idée et qu’il faut se ranger avec eux pour être du côté gagnant.
5. Redéfinition, révisionnisme : technique selon laquelle on redéfinit des mots ou on réécrit l'histoire d’un événement afin de le rendre plus favorable aux propos défendus.
6. Obtenir la désapprobation: mener un auditoire à croire que des personnes sans scrupules, amorales ou méprisables soutiennent une idée qu’on tente de défaire.
7. Généralités éblouissantes et mots vertueux : le recours à des principes qui font appel aux émotions de l’auditoire, comme l’amour des enfants, la justice, l’égalité, la liberté etc., dont l’image est toujours positive manipulent l’auditoire à associer les principes à ceux qui les mentionnent.
8. Imprécision intentionnelle: consiste à se servir de faits ou de statistiques hors-contexte, ou de les déformer, sans en indiquer la source, donnant ainsi au message un air scientifique incontestable.
9. Transfert: technique selon laquelle on projette des qualités (positives ou négatives) d’une personne ou d’une institution, d’un programme sur quelqu’un d’autres, afin de le ridiculiser ou de le rendre plus attrayant.
10. Quidam: emploi du niveau de langage et des manières de l’auditoire moyen, soit ceux d’une personne ordinaire et accessible, dans le but de lui faire croire que le message est véhiculé par une personne qui lui ressemble, donc qui partage ses intérêts.
11. Stéréotyper ou étiqueter : cette stratégie fait appel aux préjugés et aux stéréotypes de l'auditoire afin qu’il rejette une idée ou une personne .
12. Bouc émissaire: accuser un groupe d’être responsable d’un problème réel ou perçu afin de simplifier le problème et détourner l’attention pour ne pas avoir à s’engager dans l’analyse de la situation.
13. Slogans : un slogan est une brève expression, qui est reconnue et mémorisée facilement.
14. Glissement sémantique : recours aux euphémismes pour vider une expression de son sens réel ou pour réduire la charge émotive qui y est associée ou à l’inverse, la renforcer.

jeudi 4 décembre 2008

Je pleure Hélène Pedneault


Adieu ma soeur. Je pense à toi et je porte le ruban blanc, mais je sais qu'il crève ma peau comme la balle d'un fusil et que j'ai droit à ma colère.

«Dans la généalogie de l'indignation, la colère est la branche volcanique. C'est elle qui monte en premier aux barricades comme une tête brûlée qu'elle est, aveuglément, sur un coup de sang, une montée de fièvre, sans penser à protéger sa peau, et qui allume les incendies que l'indignation reprend à son compte. L'indignation organise la colère, oriente son feu, le documente, jette les cris inutiles aux vidanges, et donne du souffle seulement aux colères qui sont facteurs de changement. La colère peut être stérilisante; l'indignation, féconde. La colère est une sprinteuse; l'indignation est une marathonienne. La colère a la durée de vie d'une allumette; l'indignation, celle d'une flamme olympique. [...] Et ne soyez pas de mauvaise foi. Quand je parle de la colère des femmes, je ne parle pas seulement de la colère parfaitement justifiée qu'elles éprouvent d'être encore traitées en subalternes et non en partenaires. Je ne parle pas seulement de la colère dirigée, avec raison, contre le monde des hommes ou certains hommes en particulier. Je parle aussi de la colère des femmes dirigée contre tout ce qui nous diminue collectivement, contre tout ce qui glorifie la mort au détriment de la vie, contre tout ce qui pollue, contre tout ce qui menace l'intégrité et la dignité des êtres humains, contre tout ce qui ment, ne tient pas compte, divise, asservit, terrorise, mutile.

Il faut maintenant revendiquer pour nous cette scie qu'on ne peut plus endurer dans la bouche d'un homme: "T'es belle quand t'es en colère". Mais il faut ajouter: "T'es puissante quand t'es en colère. T'es utile." Pratiquer la colère, c'est décider d'être à la même hauteur que ses rêves et ses convictions pour les regarder dans les yeux. C'est être à la hauteur de soi-même, et non plus étriquée, prise comme une minuscule poupée russe à l'intérieur d'un rêve plus grand.» Hélène Pedneault, Apologie de la colère des femmes, 1999

Un coup dur pour la démocratie


On a l'air plus que crétins !

La base du système parlementaire - la responsabilité du gouvernement envers la population qui a élu les membres de l'assemblée législative dont il est issu- a pris un méchant coup aujourd'hui. J'appuie les constitutionnalistes qui aujourd'hui encourageaient les membres du parlement à présenter un projet de loi limitant le recours à la prorogation pour des raisons très spécifiques et dans aucun cas pour éviter un vote de confiance.

Suspendre le parlement pour rester au pouvoir, c'est le move d'un autocrate.

Lawrence Cannon hurlait au «putsch» (un changement de pouvoir soudain, imposé par surprise, par une minorité utilisant la force -wikipédia) et qualifiait la coalition de «junte» (Une junte est un gouvernement militaire, généralement mis en place après un coup d'État, par exemple en Amérique latine ou en Birmanie- ibid) cette semaine devant la possibilité d'un gouvernement de coalition qui aurait l'avantage démocratique de représenter la majorité des Canadiens. Comment qualifierait-il le geste de lâcheté de son chef ?

Et que dire de cette insistance à démoniser les Québécois qui ont élu les députés du Bloc QUébécois ? De quel droit insinue-t-il qu'ils ont moins de droits que les députés des partis fédéralistes ?

jeudi 6 novembre 2008

mercredi 5 novembre 2008

Journée historique - sans cynisme

Still I Rise

by Maya Angelou

"Still I Rise"
from AND STILL I RISE by Maya Angelou,
copyright © 1978 by Maya Angelou.
Used by permission of Random House, Inc.


You may write me down in history
With your bitter, twisted lies,
You may trod me in the very dirt
But still, like dust, I'll rise.

Does my sassiness upset you?
Why are you beset with gloom?
'Cause I walk like I've got oil wells
Pumping in my living room.

Just like moons and like suns,
With the certainty of tides,
Just like hopes springing high,
Still I'll rise.

Did you want to see me broken?
Bowed head and lowered eyes?
Shoulders falling down like teardrops,
Weakened by my soulful cries.

Does my haughtiness offend you?
Don't you take it awful hard
'Cause I laugh like I got gold mines
Diggin' in my own back yard.

You may shoot me with your words,
You may cut me with your eyes,
You may kill me with your hatefulness,
But still, like air, I'll rise.

[...]

Out of the huts of history's shame
I rise
Up from a past that's rooted in pain
I rise
I'm a black ocean, leaping and wide,
Welling and swelling I bear in the tide.

Leaving behind nights of terror and fear
I rise
Into a daybreak that's wondrously clear
I rise
Bringing the gifts my ancestors gave,
I am the dream and the hope of the slave.
I rise
I rise
I rise.