Peut-être en avez-vous eu vent, mais la compagnie Molson a publié cette année un calendrier de Belles Filles Molson Ex sur son site Internet.
Or, bien que le tout soit misogyne, malsain, de mauvais goût etc., une des images en particulier était carrément criminelle. Une jeune femme nue, ligotée à un poteau, le regard vide ... Incitation à la séquestration, à la violence contre les femmes, l'ultime image de la femme-esclave, sans moyens, à la merci de ....
J'ai choisi de faire quelque chose de constructif. J'ai formulé une plainte officielle au Conseil des normes canadiennes de la publicité. Pas un petit mot comme ça en passant, mais un dossier citant le code criminelle et la charte des droits de la personne.
Deux semaines plus tard, j'ai reçu une lettre m'indiquant que le Conseil s'était rassemblé à ce sujet. Voici comment on me relate l'évaluation du dossier.
«Le Conseil comprend que cette catégorie de produit utilise très souvent des femmes et des hommes séduisants dans sa publicité. Cependant, après de longues délibérations, le Conseil est parvenu à la conclusion que les images de femmes presque nues et les positions dans lesquelles elles étaient photographiées dans le calendrier web, discréditaient et dénigraient les femmes, les réduisant au rang d'objet et exploitant leur sexualité dans le but de vendre un produit, ce qui contrevient à l'article 14 (c) du Code.
NCP a prévenu l'annonceur de la décision rendue par le Conseil. Nous avons appris de l'annonceur qu'il allait retirer le calendrier du site de Molson Export et de tout autre site web existant.»
Victoire !
Toutefois, j'ai besoin des amis de la Toile pour assurer que ce calendrier maudit est bel et bien retiré. Si vous le voyez, prière de me le laisser savoir. Vous savez où me trouver.
Sur ce, je conclus en réitérant l'importance de l'éducation pour promouvoir des relations hommes-femmes saines, égalitaires et solidaires. et une politique nationale contre le harcèlement sexuel dans les écoles. C'est bien avant que l'on ait l'âge de boire la bière que ça commence, la misogynie !
dimanche 17 août 2008
Un cercle réduit
Absente depuis 2 mois ... dans les livres, en stage de recherche, rédigeant un chapitre de livre, un chapitre de cahier d'activités, 3 chapitres de guide d'enseignement... sans compter les merveilles d'enfants, les 4, qui développent des passions pour l'archéologie - passions qu'il faut nourrir, bien entendu
Ma grande-tante est décédée il y a deux semaines. En fait, c'était «Tante Thérèse», que je connaissais comme une tante-gâteau, brillante, ardente syndicaliste... mais voilà que je découvre que Tante Thérèse était aussi une grande féministe. Je ne le savais pas. Personne ne m'en avait parlé et j'ai des remords profonds. Je constate que ce n'est pas que moi qui perd une tante, mais la collectivité militante qui perd une soeur.
Ma tante était la première membre et co-fondatrice du Comité national des femmes du SFPQ, un syndicat dont 66 % des membres sont des femmes. Elle s'est battue en comité fantôme, comme on l'appelle, parce que l'exécutif (majoritairement composé d'hommes) n'a pas cru bon de reconnaître un comité national de femmes. Incroyable.
ici, une petite vidéo avec ma tante, Thérèse Ratelle, qui raconte la création du Comité national des femmes.
Tout ça pour dire, qu'en réalité, j'ai de sérieuses inquiétudes en ce qui concerne l'avenir des femmes. Un reportage récent dans le très rigoureux The Guardian faisait état d'un ressac important contre le mouvement féministe en Angleterre (berceau du féminisme moderne, selon plusieurs) et aux États-Unis. Il y a fort à parier que si l'on regarde les mêmes indicateurs au Québec et au Canada, le portrait émergeant de la situation n'est guère plus glorieux.
«The piece pointed out that the rape conviction rate in Britain has plummeted from 33% in the 70s to just 5.7% today, and that the 14,000 rapes reported each year are thought to be the tip of the iceberg - Solicitor General, Vera Baird, suggested that only 10%-20% of all cases are brought to the attention of the authorities. The article quoted a barrister called Kerim Fuad, who has represented many men accused of rape, and who admitted that he had been surprised by some "not guilty" verdicts - including those in which the plaintiff had sustained internal injuries. It alluded to an Amnesty International poll, conducted in 2005, which found that 26% of respondents thought that a woman was totally or partially responsible for being raped if she was wearing revealing clothing, and 30% thought she was totally or partially responsible if she was drunk.»
Voilà. J'ai depuis plusieurs années cette impression de la collectivité féministe comme un grand cercle, où les soeurs se tiennent par la main, s'épaulent, se regardent dans les yeux et se disent «encore un peu, on y arrive». J'ai longtemps senti que le cercle devenait plus grand, plus englobant, plus fort des appuis qui s'y ajoutaient. Le départ de Thérèse Ratelle, l'article du Guardian et mes propres constats en ce qui concerne la génération de ma fille me font craindre que le cercle est en fait en train de rapetisser, que ces géantes qui nous ont prêté leurs épaules pour que l'on soit plus grandes et que l'on ait une vue d'ensemble s'en vont... qui les remplace ?
Ma grande-tante est décédée il y a deux semaines. En fait, c'était «Tante Thérèse», que je connaissais comme une tante-gâteau, brillante, ardente syndicaliste... mais voilà que je découvre que Tante Thérèse était aussi une grande féministe. Je ne le savais pas. Personne ne m'en avait parlé et j'ai des remords profonds. Je constate que ce n'est pas que moi qui perd une tante, mais la collectivité militante qui perd une soeur.
Ma tante était la première membre et co-fondatrice du Comité national des femmes du SFPQ, un syndicat dont 66 % des membres sont des femmes. Elle s'est battue en comité fantôme, comme on l'appelle, parce que l'exécutif (majoritairement composé d'hommes) n'a pas cru bon de reconnaître un comité national de femmes. Incroyable.
ici, une petite vidéo avec ma tante, Thérèse Ratelle, qui raconte la création du Comité national des femmes.
Tout ça pour dire, qu'en réalité, j'ai de sérieuses inquiétudes en ce qui concerne l'avenir des femmes. Un reportage récent dans le très rigoureux The Guardian faisait état d'un ressac important contre le mouvement féministe en Angleterre (berceau du féminisme moderne, selon plusieurs) et aux États-Unis. Il y a fort à parier que si l'on regarde les mêmes indicateurs au Québec et au Canada, le portrait émergeant de la situation n'est guère plus glorieux.
«The piece pointed out that the rape conviction rate in Britain has plummeted from 33% in the 70s to just 5.7% today, and that the 14,000 rapes reported each year are thought to be the tip of the iceberg - Solicitor General, Vera Baird, suggested that only 10%-20% of all cases are brought to the attention of the authorities. The article quoted a barrister called Kerim Fuad, who has represented many men accused of rape, and who admitted that he had been surprised by some "not guilty" verdicts - including those in which the plaintiff had sustained internal injuries. It alluded to an Amnesty International poll, conducted in 2005, which found that 26% of respondents thought that a woman was totally or partially responsible for being raped if she was wearing revealing clothing, and 30% thought she was totally or partially responsible if she was drunk.»
Voilà. J'ai depuis plusieurs années cette impression de la collectivité féministe comme un grand cercle, où les soeurs se tiennent par la main, s'épaulent, se regardent dans les yeux et se disent «encore un peu, on y arrive». J'ai longtemps senti que le cercle devenait plus grand, plus englobant, plus fort des appuis qui s'y ajoutaient. Le départ de Thérèse Ratelle, l'article du Guardian et mes propres constats en ce qui concerne la génération de ma fille me font craindre que le cercle est en fait en train de rapetisser, que ces géantes qui nous ont prêté leurs épaules pour que l'on soit plus grandes et que l'on ait une vue d'ensemble s'en vont... qui les remplace ?
mardi 10 juin 2008
La pieuvre fait des vagues
Je suis très émue. J'ai envoyé cette semaine le lien du livre virtuel «La pieuvre» élaboré par les élèves de la classe de Madame Marie-France, dont mon fiston, à la tante de ce dernier, qui enseigne à des élèves de première année à Montréal.
Vous vous souvenez peut-être que je parlais récemment de l'importance de provoquer des intentions de communication réelle ?
La tante géniale de Félix a présenté «La pieuvre» à ses élèves. Qui ont ressenti le désir d'entrer en communication avec Félix et ses co-auteurs. je viens de recevoir à la maison une grosse enveloppe de messages et de dessins des amis de la classe de la tante de Félix. Il ne l'a pas encore vue, je vous promets de vous faire part de sa réaction. Il les apportera à l'école demain. Vous pouvez penser à quelque chose de plus valorisant pour des petits du préscolaire que de savoir que des amis ailleurs, au Québec, ont lu leur livre ? Plus encore, qu'ils ont souhaité y réagir ?
Je suis allée voir Madame Marie-France pour lui dire qu'il s'agisse des élèves de Montréal ou des profs et conseillers pédagogiques du collégial, «La pieuvre» a fait des vagues. Je voulais aussi lui dire qu'elle était une enseignante exceptionnelle et un modèle de pratiques exemplaires.
Ce n'est pas facile de planifier une année de merveilles et de découvertes pour des enfants. Il est encore moins facile de faire en sorte que cette année soit aussi signifiante au plan des apprentissages méthodologiques, disciplinaires, langagiers et socioaffectifs. Tout ça en soignant des bobos et des peines. Madame Marie-France n'a pas choisi de détenir la vérité absolue et de se tenir devant les enfants pour leur dire où aller. Elle a choisi de se tenir à côté d'eux, de leur fournir les outils nécessaires pour qu'ils trouvent leur propre chemin, d'applaudir leurs succès, les ouvrir au monde et leur faire apprendre de leurs erreurs.
et j'en suis éternellement reconnaissante
Vous vous souvenez peut-être que je parlais récemment de l'importance de provoquer des intentions de communication réelle ?
La tante géniale de Félix a présenté «La pieuvre» à ses élèves. Qui ont ressenti le désir d'entrer en communication avec Félix et ses co-auteurs. je viens de recevoir à la maison une grosse enveloppe de messages et de dessins des amis de la classe de la tante de Félix. Il ne l'a pas encore vue, je vous promets de vous faire part de sa réaction. Il les apportera à l'école demain. Vous pouvez penser à quelque chose de plus valorisant pour des petits du préscolaire que de savoir que des amis ailleurs, au Québec, ont lu leur livre ? Plus encore, qu'ils ont souhaité y réagir ?
Je suis allée voir Madame Marie-France pour lui dire qu'il s'agisse des élèves de Montréal ou des profs et conseillers pédagogiques du collégial, «La pieuvre» a fait des vagues. Je voulais aussi lui dire qu'elle était une enseignante exceptionnelle et un modèle de pratiques exemplaires.
Ce n'est pas facile de planifier une année de merveilles et de découvertes pour des enfants. Il est encore moins facile de faire en sorte que cette année soit aussi signifiante au plan des apprentissages méthodologiques, disciplinaires, langagiers et socioaffectifs. Tout ça en soignant des bobos et des peines. Madame Marie-France n'a pas choisi de détenir la vérité absolue et de se tenir devant les enfants pour leur dire où aller. Elle a choisi de se tenir à côté d'eux, de leur fournir les outils nécessaires pour qu'ils trouvent leur propre chemin, d'applaudir leurs succès, les ouvrir au monde et leur faire apprendre de leurs erreurs.
et j'en suis éternellement reconnaissante
lundi 9 juin 2008
Pour améliorer la qualité du français au primaire
La ministre Courchesne veut améliorer la qualité du français au primaire. Je propose qu'au lieu de ramener les dictées sans réfléchir et sans en fouiller les fondements pédagogiques, qu'on reconnaisse que le français est le véhicule des idées. C'est simple... nos idées sont passagères du véhicule langagier. Il peut s'agir d'un véhicule de luxe (éloquent, structuré, pertinent et précis) ou d'un citron (simpliste, désorganisé et non-pertinent, imprécis).
l'important, c'est de provoquer des situations où la motivation à communiquer ses idées est omniprésente. Un désir réel de faire sortir de la classe les apprentissages, les points de vue, les prises de position, le quotidien des élèves. Ceci signifie aussi que la lecture doit être précédée d'une intention claire et issue des élèves. Pas question d'imposer 3 pages sans que ces dernières ne soient rattachées à un besoin réel de l'élève en quête de réponse à une situation-problème.
C'est pourquoi l'amélioration de la qualité du français doit passer par les TICS. Premièrement, parce que c'est la route par excellence pour sortir le véhicule de son garage (je pousse l'analogie ;-)), c'est une route connue des élèves le long de laquelle on trouve une panoplie de services différents, d'écoles de conduite particulièrement intéressantes (pour développer nos compétences technologiques et langagières et améliorer la performance de notre bolide, entre autres en communiquant avec d'autre conducteurs).
Deuxièmement, les TICS fournissent l'auditoire nécessaire à toute intention de communiquer. Les TICS ouvrent la porte de la communauté aux élèves, c'est tout le village qui les encourage, qui les suit dans leurs élans, qui répond à leurs interrogations. Les TICS fournissent aussi les intentions de communication. Avez-vous consulté les sites de correspondances internationales dernièrement ? Ce sont des milliers de classes qui cherchent des amis pour partager leur quotidien et s'ouvrir à d'autres réalités.
Laissons les dictées à M. Pivot, cherchons à créer des situations-problèmes qui incitent les élèves à s'improviser mécaniciens du véhicule de leurs idées.
l'important, c'est de provoquer des situations où la motivation à communiquer ses idées est omniprésente. Un désir réel de faire sortir de la classe les apprentissages, les points de vue, les prises de position, le quotidien des élèves. Ceci signifie aussi que la lecture doit être précédée d'une intention claire et issue des élèves. Pas question d'imposer 3 pages sans que ces dernières ne soient rattachées à un besoin réel de l'élève en quête de réponse à une situation-problème.
C'est pourquoi l'amélioration de la qualité du français doit passer par les TICS. Premièrement, parce que c'est la route par excellence pour sortir le véhicule de son garage (je pousse l'analogie ;-)), c'est une route connue des élèves le long de laquelle on trouve une panoplie de services différents, d'écoles de conduite particulièrement intéressantes (pour développer nos compétences technologiques et langagières et améliorer la performance de notre bolide, entre autres en communiquant avec d'autre conducteurs).
Deuxièmement, les TICS fournissent l'auditoire nécessaire à toute intention de communiquer. Les TICS ouvrent la porte de la communauté aux élèves, c'est tout le village qui les encourage, qui les suit dans leurs élans, qui répond à leurs interrogations. Les TICS fournissent aussi les intentions de communication. Avez-vous consulté les sites de correspondances internationales dernièrement ? Ce sont des milliers de classes qui cherchent des amis pour partager leur quotidien et s'ouvrir à d'autres réalités.
Laissons les dictées à M. Pivot, cherchons à créer des situations-problèmes qui incitent les élèves à s'improviser mécaniciens du véhicule de leurs idées.
dimanche 8 juin 2008
Freinet et les TICS...
... devraient être abordés ensemble, lorsqu'il s'agit de la formation des enseignants.
L'engouement des étudiants en formation des enseignants pour la pédagogie de Freinet (vraiment, quand je dis engouement, je veux dire qu'ils et elles en tombent amoureux) me portent à croire que le cours Histoire et théories de l'éducation (qui est un cours de première session) peut ouvrir la porte de façon particulièrement fortuite à l'intégration des TICS.
Si l'imprimerie de Freinet est l'intégration de la technologie pour donner sens aux apprentissages réalisés dans l'exploration de la communauté et pour développer les compétences langagières (lire, écrire), les TICS se trouvent être analogues à cette imprimerie, d'une part, et à la communauté, d'autre part. Sans compter toutes les occasions de démocratisation de la salle de classe (pour les conseils de coopération, par exemple, un forum) possibles avec les TICS.
Ainsi, le désir intrinsèque de communiquer, que Freinet avait compris comme nul autre avant, a sont véhicule dans les TICS comme dans le journal de classe. Ça peut avoir l'air niaiseux, mais l'intégration des TICS n'est pas une priorité chez les enseignants en formation, qui voient mal le sens de cet outil pédagogique. Ils ont besoin de l'ancrer dans de la pédagogie «dure» et référentielle. L'enthousiasme des étudiants pour Freinet que je remarque depuis trois ans me porte à croire que c'est le point d'ancrage dont ils ont besoin pour voir l'intégration des TICS comme un acte foncièrement pédagogique et les TICS comme un outil aussi essentiel que les livres.
L'engouement des étudiants en formation des enseignants pour la pédagogie de Freinet (vraiment, quand je dis engouement, je veux dire qu'ils et elles en tombent amoureux) me portent à croire que le cours Histoire et théories de l'éducation (qui est un cours de première session) peut ouvrir la porte de façon particulièrement fortuite à l'intégration des TICS.
Si l'imprimerie de Freinet est l'intégration de la technologie pour donner sens aux apprentissages réalisés dans l'exploration de la communauté et pour développer les compétences langagières (lire, écrire), les TICS se trouvent être analogues à cette imprimerie, d'une part, et à la communauté, d'autre part. Sans compter toutes les occasions de démocratisation de la salle de classe (pour les conseils de coopération, par exemple, un forum) possibles avec les TICS.
Ainsi, le désir intrinsèque de communiquer, que Freinet avait compris comme nul autre avant, a sont véhicule dans les TICS comme dans le journal de classe. Ça peut avoir l'air niaiseux, mais l'intégration des TICS n'est pas une priorité chez les enseignants en formation, qui voient mal le sens de cet outil pédagogique. Ils ont besoin de l'ancrer dans de la pédagogie «dure» et référentielle. L'enthousiasme des étudiants pour Freinet que je remarque depuis trois ans me porte à croire que c'est le point d'ancrage dont ils ont besoin pour voir l'intégration des TICS comme un acte foncièrement pédagogique et les TICS comme un outil aussi essentiel que les livres.
jeudi 5 juin 2008
Il ne faudrait surtout pas que les élèves aient des opinions
Aux États-Unis, un enseignant est renvoyé parce qu'il a développé le sens critique de ses élèves qui ont refusé de se soumettre à un de la pléthore examens standardisés qui leur sont imposés pendant l'année scolaire.
Extrait de l'entretien entre Amy Goodman et Juan Gonzalez au sujet de cette histoire, sur Democracy Now !
AMY GOODMAN : “New York 8th-Graders Boycott Practice Exam But Teacher May Get Ax.” He was fired, and what happened?
JUAN GONZALEZ: Yeah. Well, this is an amazing story in the South Bronx at an intermediate school. Last week, 160 out of 165 eighth graders in six classes boycotted a standardized—a practice test for a state test, because they were sick and tired of the constant testing that they’ve been submitted to over the years. They’re constantly, they say, being pulled out of their classes for standardized tests, sometimes for practice tests, sometimes just for dummy tests that the testing companies are trying to try out on students. And so, the entire eighth grade of this one intermediate school rebelled. They refused to take the test. They handed in a petition demanding an end to the oppression of all these tests.
And the response of the local principal was to fire the social studies teacher, because somehow she felt that he had instigated all of this. The students I interviewed said that they did it because they’ve been taught critical thinking and that they’ve decided that this kind of testing juggernaut has to be challenged.
AMY GOODMAN: Douglas Avella has been fired?
JUAN GONZALEZ: Well, yes. He was a probationary teacher. The principal removed him from the classroom the day of the boycott and has now notified him yesterday that she intends to fire him.
Incroyable. Des élèves de deuxième secondaire et un enseignant qui ont tant de courage, de convictions et de conscience critique. Le message de la direction est clair, toutefois. Pas de pensée critique dans son école !
Extrait de l'entretien entre Amy Goodman et Juan Gonzalez au sujet de cette histoire, sur Democracy Now !
AMY GOODMAN : “New York 8th-Graders Boycott Practice Exam But Teacher May Get Ax.” He was fired, and what happened?
JUAN GONZALEZ: Yeah. Well, this is an amazing story in the South Bronx at an intermediate school. Last week, 160 out of 165 eighth graders in six classes boycotted a standardized—a practice test for a state test, because they were sick and tired of the constant testing that they’ve been submitted to over the years. They’re constantly, they say, being pulled out of their classes for standardized tests, sometimes for practice tests, sometimes just for dummy tests that the testing companies are trying to try out on students. And so, the entire eighth grade of this one intermediate school rebelled. They refused to take the test. They handed in a petition demanding an end to the oppression of all these tests.
And the response of the local principal was to fire the social studies teacher, because somehow she felt that he had instigated all of this. The students I interviewed said that they did it because they’ve been taught critical thinking and that they’ve decided that this kind of testing juggernaut has to be challenged.
AMY GOODMAN: Douglas Avella has been fired?
JUAN GONZALEZ: Well, yes. He was a probationary teacher. The principal removed him from the classroom the day of the boycott and has now notified him yesterday that she intends to fire him.
Incroyable. Des élèves de deuxième secondaire et un enseignant qui ont tant de courage, de convictions et de conscience critique. Le message de la direction est clair, toutefois. Pas de pensée critique dans son école !
L'art de donner un sens aux apprentissages

Je déjà fait l'éloge de la géniale Madame Marie-France, l'enseignante de Félix (à la maternelle) qui est en poste depuis février. En si peu de temps, elle a transformé l'expérience scolaire de mon fiston en aventure merveilleuse.
La classe de Madame Marie-France a participé à l'activité Raconte-moi une histoire du Récit préscolaire.
Pour visionner le livre de Félix, Magali et Charles
N'oubliez pas de cliquer sur le son pour entendre la narration. Les pages de droite sont narrées par Félix !
Inscription à :
Articles (Atom)
